Hier,
Je suis allée faire une magnifique randonnée dans la forêt de Rambouillet avec Christophe et Philippe Gérard.
Comment dire... il n'y a pas de mots pour décrire le pur bonheur.
J'avais l'impression de faire corps avec Fantasio (et oui, encore lui !!).
Nous somme partis bien tôt le matin (vers 7h/7h30) du Haras après avoir embarqué les chevaux dans le beau camion de Jardy.

Arrivés sur place en co-voiturage (meilleur moyen de transport pour une rando), nous débarquons les chevaux et les préparons.
Belle entraide entre les cavaliers, chacun donne du sien pour aider l'autre... et nous voilà partis, d'abord à pieds pour détendre les dos des chevaux puis à cheval ensuite sous un ciel pur,
chauffés par le soleil.
Quelques belles courses de trot et deux belles galopades m'avaient bien épuisées tellement je riais pour les dernières (la sensation de grisment sûrement, l'adrénaline certainement).
Et nous sommes revenus sous la pluie à notre point de départ pour déjeuner et faire manger les chevaux au moyen de sac à grain.
Une seul ombre au tableau pour la cavalerie... l'eau faisait défaut. Ni une, ni deux, Christophe s'est mis en carafe pour nous en trouver, mais il devait aussi surveiller les chevaux car, nous
autres cavaliers, n'étiont pas très attentifs et ils avaient tendance à botter de faim.
Alors je me suis chargée de trouver un point d'eau. J'en ai finalement trouvé un (une gouttière fuyait), Christophe m'a alors demandé de placer une poubelle dessous afin de servir d'abreuvoir. Je
me suis éxécuté sans broncher malgré mon bras griffé (je m'étais pris un arbre alors qu'on travaillait sur une difficulté du parcours et que Fantasio a pris peur et refusait de descendre cette
pente vertigineuse). Ainsi on pourra dire que le temps avait toujours été clément quand on y réfléchit (car même la pluie nous a permis de faire boire nos chevaux).
Inutile de dire que la balade était ponctuée de sessions éthologiques. Je dois vous avouer que ce n'est pas bien compliqué, c'est même le contraire. Si vous arrivez à faire vos figures de dressage
au manège alors vous arriverez à faire les exercices de Philippe (car ils sont la pur application des exercices que l'on demande à nos chevaux, mais cette fois -ci, on comprend pourquoi le demander
et surtout, surtout, le cheval doit nous faire confiance, ce qui est très bienfaisant).
Philippe faisait des démonstrations de son art avec Mirtille en lui enlevant le peu de licol qu'elle avait sur la tête et en la dirigeant rien qu'avec l'assiette et le poid du corps. Cétait
magnifique.
Je ne dirais pas que je n'ai fait aucun exercice parce que Fantasio étant à moitié aveugle n'avait pas du tout confiance en moi (surtout depuis l'épisode précédent) et ne voulait pour rien au monde
quitter les copains.
C'est donc pour cela que je me suis une branche d'arb risseau dans l'oeil (au grand trot) et que je suis tombé par terre, à l'arrêt, lors de l'un des derniers galops (en effet, Philippe et
Christophe voulait comparer la puissance de leurs chevaux respectifs et avaient eu l'idée de faire la course au galop). Mais commme Philippe avait donné une
cadence hyper rapide de par la vivacité de son départ et Christophe, planté sur place et piqué au vif, ne voulait qu'une chose, le rejoindre : ce n'est surement pas lui qui allait la ralentir.
Ainsi donc, nos chevaux ont tous docilement ou plutôt furieusement suivit les deux têtes.
Enfin, ils ont du freiner progressivement mais comme j'étais la dernière (effet du train à cinquantes wagons) je me suis pris l'arrêt en pleine poire (passage grand galop/arrêt instantané) Fantasio
n'a pas aimé et m'a jeté par terre.
Moi je ne contrôlais plus rien, Fantasio chauffait de plus en plus, moi j'avais oublié mes gants (et mes mains commençaient à devenir extrêmement douloureuses) je ne tenais plus les rênes pour le
retenir (PHILIPPE M'AURAIT DIT QU'IL FALLAIT UTILISER LE HAUT DU CORPS, mais comme aucune confiance n'était installée entre nous, je ne pouvais rien faire), d' autant plus que mon bras me
lançait.
Notre ballade était ponctuée de "pieds-à-terre" environ toutes les heures pour soulager le dos des chevaux et nous dégourdir les jambes.
Nous avons eu l'honneur de voir PRINCE, le jeune hongre de Philippe, le matin et MIRTILLE, sa magnifique jument appaloosa ainsi que son élêve particulière, une femme absolument charmante et d'une
gentillesse à toute épreuve).
Christophe nous accompagnais avec MUSTANG magnifique trotteur français réformé des courses à trois ans, baie foncé, voir même noir.
Enfin nous avons bouclé notre tour, avec un beau retour au point de départ pour attendre le camion. Nous avons malheureusement attendu un peu trop longtemps (embouteillages ?) et les chevaux
s'impatientaient. Moi, j'étais inquiète parce que je voulais que mon lou boive un peu étant donné qu'il avait refusé de s'approcher de n'importe quel point d'eau de toute la journée.
Cette balade était un beau mélange de complicité entre Christophe et Philippe, les deux maitres et moi (j'avais
beaucoup aidé Christophe dans la préparation de la journée la veille) et je commençais à tisser des liens assez fort avec son cheval parce que c'est un peu un gros bébé bien éduqué...
Je suis donc revenue aujourd'hui pour nettoyer ma selle (avait due souffrir du temps) et surveiller les pieds de Fantasio, puis je suis allée brosser Mustang à la demande de Christophe (en rentrant
du pré, je me suis coincé le doigt dans le loquet de la barrière) et je suis rentrée chez moi.
Résultat des courses :
- Je suis tombée de Fantasio en pratique libre, j'ai encore mal à la fesse
- Je me suis rapée le bras contre un arbre et je ne peux pas le bouger sous peine de douleurs intense comme une brûlure indienne
- Je me suis prise une branche dans l'oei et j'ai parfois des troubles de la vision (très legers)
- Je suis tombée de Fantasio à l'arrêt et j'ai un peu mal à la tête du fait du choc.
- Je me suis coincé le doigt dans la barrière, j'ai une entaille et un pinçon sous l'index gauche (invalidité totale du bras gauche, mon bras de prédiléction).
Et DEMAIN, JE PARS POUR LOURDES EN TRAIN A 20H45, COMME ACCOMPAGNATRICE DE JEUNES DE L'AUMONERIE DU 48...
Je ne pense pas revenir vivante de cette épreuve...
Suite au prochain numéro s'il y en a un...
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